«La politique d’assimilation de l’Etat canadien a parfois donné lieu à un véritable “génocide culturel” : des générations d’enfants indiens ont été systématiquement pris à leurs parents afin d’être scolarisés loin de chez eux, dans des pensionnats spéciaux… Le but était de les couper totalement de leurs racines pour que soit stoppée toute transmission de leur culture, de leur mode de vie… Le slogan était : “Il faut tuer l’Indien dans l’enfant”… Une collègue d’origine indienne a été très intéressée de m’entendre lui expliquer la politique d’éradication du breton dans les écoles au siècle dernier: “Interdit de parler breton et de cracher par terre…”, le symbole infamant de “la vache”…», nous a confié Erwann Charles.

Du Nord canadien au Centre-Bretagne, de l’identité et de la culture amérindiennes à celles des Bretons, du développement des territoires indien et inuit à celui du Poher, de la revitalisation du vieux quartier historique de Québec à celui du centre-ville de Carhaix… Il n’y a qu’un pas!

C’est ce qu’explique notre collaborateur Erwann Charles avec autant de passion que d’argumentation objective, fruit de recherches universitaires fondées sur plusieurs années d’enquêtes de terrain en Europe, au Canada, aux U.S.A., en Afrique… Enseignant-chercheur à l’université de Brest, il a cependant choisi de rester «vivre au pays» ; ce pays du Centre-Bretagne qui lui tient à cœur, et qu’il regarde avec les yeux du spécialiste en développement territorial, et du Breton qui veut voir prospérer la terre où plongent ses racines…

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